Politique de division de la profession et imposition d’un schéma para médicalisé

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Aux psychologues

Ne négligeons pas les alertes des représentants de la profession de psychologue et en particulier de notre discipline, la psychologie qui a permis de grandes avancées dans la prise en compte des connaissances relatives à la vie psychique et aux soins psychiques. C’est la dernière ligne de front aujourd’hui pour éviter la mise sous tutelle de notre profession et l’accaparation de notre discipline par des territoires dont la position hégémonique n’est plus à prouver. Psychologuesenresistance

UNE POSITION MINISTERIELLE PARADOXALE

A l’Assemblée, le 15 juin, M. Véran a signifié sa volonté d’instrumentaliser (« utiliser ») les psychologues. La profession est à près de 87 % féminine et exerce de plus en plus en libéral.

Il a affirmé que la priorité des psychologues et patients n’étaient pas le refus de la prescription. Un déni majeur !
L’accès libre a été l’un des mots d’ordre de la mobilisation massif du 10 juin parce que les psychologues savent que cela favorise la démarche de consultation.
Encadrement recrutement, prescription, formation des psychologues sont les objectifs du Ministre. Une décision anticipée !
Il a vanté ses dispositifs alors même qu’ils fonctionnement mal et que la communauté des psychologues les refuse. Une dénégation aveuglante !
Il s’est servi de la paupérisation des professionnels comme justification des dispositifs. Un cynisme ou un souci ?
Cette surdité exprime non seulement le souhait de ne pas tenir compte des attentes de la profession et la volonté d’imposer par la force cet assujettissement des psychologues.

Le SNP, Syndicat National des Psychologues, a participé à plusieurs « négociations » avec le délégué ministériel, les directions du Ministère des Solidarités et de la Santé et la CNAM à propos des dispositifs proposés.

Le SNP a très clairement, dans le cadre de ces rencontres, exprimé son refus de la para médicalisation de notre profession, de la sous-tarification des consultations, de l’imposition de méthodes dans les dispositifs de soins (MSP (Maison de Santé Pluriprofessionnelle), 100 % enfants, chèque psy, etc.).

UN DIALOGUE MAL ENGAGE

Une disqualification des cursus de formation des psychologues accréditée par le Ministère de l’enseignement Supérieur.
Un dénigrement des compétences des psychologues intervenant depuis plus de 50 ans en psychiatrie, en oncologie, en EPHAD, dans le champ médico-social ou judiciaire, etc.
Des dispositifs mis en œuvre, progressivement, par secteur, depuis des années : aucune urgence mais de la précipitation !
L’échec patent d’une politique qui ne donne pas les conditions d’un accompagnement psychologique de qualité au public.
Une paupérisation des psychologues fonctionnaires et salariés en même temps qu’une ubérisation des psychologues libéraux.
La volonté d’imposer des techniques en décalage avec les avancées scientifiques et ne garantissant ni le principe déontologique du pluralisme des références ni celui de l’autonomie technique
Une inféodation récurrente au médical injustifiée tant au plan formatif qu’au plan clinique
L’EXPLOITATION POSSIBLE DES DISSENSIONS

Compte tenu des enjeux variés pour la profession ces dernières années, de nombreux collectifs se sont créés pour promouvoir et défendre des intérêts catégoriels, des champs de pratique, des approches théoriques. Si cela témoigne de la vitalité et de la créativité des psychologues, force est de constater qu’il nous faut aujourd’hui plus que jamais nous rassembler pour défendre les enjeux de la profession de manière globale et ne pas nous faire instrumentaliser par les interlocuteurs gouvernementaux, qui cherchent des cautions en recevant de manière isolée et en fonction de leurs intérêts politiques les organisations.

Le risque est d’être confronté à une stratégie de division de la Profession pour servir des intérêts politiques.

Nous attirons l’attention sur la manœuvre possible pour obtenir d’un côté ce qui a été refusé de l’autre et du risque d’instrumentalisation face à ces rencontres non coordonnées.

Ces démarches individualisées et sérielles vont contre l’intérêt de la Profession. Une vigilance est nécessaire.

La mobilisation du 10 juin a montré la capacité de la profession, au-delà de ses particularismes, à défendre les intérêts communs fondamentaux.

Le SNP défend une coordination des représentations dans les négociations

Le SNP défend l’unité dans les revendications.

Le SNP défend des discussions préalables aux liens avec les instances gouvernementales.

UNE SEULE PROFESSION, UNE SEULE REPRESENTATION INTERORGANISATION

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